Une guerre de mots (ou une campagne de dénigrement) avait commencé avec le journal congolais « Le Choc » animé par Asie Dominique de Marseille suivie par les journaux camerounais « Nouvelles Expression » et le « Quotidien Info ».  Qui va donc  remplacer Omar Bongo en Afrique centrale ?  Faute de répondre à cette question, nous vous proposons de lire, les points de vue critiques de 2 camerounais sur la personne politique de Sassou Nguesso :


 

  
De gauche à droite :  le dictateur Paul Biya du Cameroun et le dictateur Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville

 

INTERVIEW DE L’ECRIVAIN CAMEROUNAIS, BADIADJI HORRETOWDO

Question:  Un sujet lié à la littérature défraie actuellement la chronique. C’est que Nelson Mandela ne reconnaît pas avoir écrit l’avant-propos du livre  « Parler vrai pour l’Afrique » de Sassou Nguesso, Président du Congo-Brazzaville. En tant qu’écrivain, que vous suggère une telle imposture surtout venant d’une telle personnalité ?

Reponse:  Que Sassou Nguesso se ménage un avant-propos sur mesure et en attribue la paternité à Nelson Mandela, cela n’a rien d’étonnant au regard des crimes à l’actif du potentat congolais. Il est évident que ce dernier n’éprouve aucun respect pour l’ex-président sud-africain, encore moins pour les valeurs intellectuelles en général. Je note que ce livre est intitulé « Parler vrai pour l’Afrique ». C’est certainement là la deuxième imposture. Autant dire que ce livre n’est finalement qu’imposture de bout en bout. Sassou Nguesso ne peut certainement se monter plus méprisant à l’encontre de l’Afrique. Que ce livre ait été par ailleurs publié par un éditeur dit de renom en France, c’est également un des signes de l’inféodation de certains éditeurs hexagonaux à la Françafrique, à tel point comme c’est le cas ici, une grossière et ignoble forfaiture échappe totalement aux règles de déontologie de l’édition ainsi sacrifiées sur l’autel de l’affairisme ; le simple fait que Sassou Nguesso présente un manuscrit auréolé d’un avant-propos vantant ses supposées qualités et estampillé au nom de Nelson Mandela incite déjà et à tout le moins, aux forts soupçons d’imposture pour tout esprit sain.

Auteur :  Badiadji Horrétowdo: « Le développement de l’Afrique est au cœur de mes préoccupations littéraires »
Source :  horretowdo.com



CE QUE DIT LE MINISTRE DE LA JEUNESSE, ADOUM GAROUA


Le président congolais qui a été chassé du pouvoir par les urnes dès l’instauration du pluralisme politique au début des années 90, a réussi le tour de force de revenir au pouvoir il y a une douzaine d’années après une guerre civile particulièrement meurtrière. Depuis lors, il a instauré un régime dictatorial conservant entre ses mains, l’essentiel du pouvoir. Régulièrement épinglé par les organisations de défense des droits de l’homme pour ses différentes crimes politiques et économiques, ce militaire présenté par une partie de ses compatriotes comme un sanguinaire hors pair, est coupable d’imposture d’après la « Fondation Mandela » , d’avoir triché les propos du leader anti apartheid dans un ouvrage. Selon des sources dignes de foi, ce déposte qui rêve d’un rôle sous régional serait à l’origine de la campagne de dénigrement et de mensonge contre le président camerounais et son peuple à travers des journaux congolais financés par la présidence de la République.

Lorsqu’on connaît les pires cruautés commises par son régime, il y a lieu de pleurer à chaudes larmes que ce soit le criminel qui puisse faire la morale aux gens.


Auteur :  Adoum Garoua (Ministre de la Jeunesse)

Source :
  lanouvelleexpression.info

Lire dans la même rubrique :  >>  AFRIQUE CENTRALE :  BATAILLE DE LEADERSCHIP ENTRE SASSOU ET BIYA.

Mis à jour (Mercredi, 04 Novembre 2009 23:16)

 

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