La ligne « Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO) » qui relie la ville côtière à la capitale, avait déjà été touchée par deux graves accidents ces dernières années. Le dernier ayant fait au moins 76 morts et au moins 400 blessés.

Un train bondé de voyageurs, du « Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) » reliant la ligne : Pointe-Noire / Brazzaville.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso qui s'est rendu à Pointe Noire mercredi pour rencontrer les victimes de l'accident de train qui a fait au moins 76 morts lundi, a affirmé qu'il s'agissait « d'une situation dramatique ». « Il s'agit d'une situation dramatique (...) Je suis venu pour soutenir les familles et les blessés. Nous reviendrons (à Pointe Noire) pour prendre part à la cérémonie des obsèques nationales » lundi, a affirmé le président.
M. Sassou Nguesso a visité trois des quatre hôpitaux de la ville, l'hôpital « Loandjili », l'hôpital « Adolphe Sicé » et la clinique « Océane ». « Dans les hôpitaux, les médicaments sont suffisants. Je salue le professionnalisme des agents de santé. Sur les 600 blessés, 150 sont encore hospitalisés », a-t-il précisé.
Le gouvernement du Congo Brazzaville a décrété « un deuil national » de trois jours à compter de samedi 26 juin 2010, jusqu'au lundi 28 juin 2010 à la suite de l’accident ferroviaire qui a fait au moins 76 morts. Les autorités congolaises ont fait état de 48 morts et de plus de 400 blessés, selon le dernier bilan de la cellule de crise à Pointe Noire.
Le train, qui était en route pour Brazzaville, a déraillé lundi soir dans la localité de « Yanga », à 60 km de Pointe-Noire, entraînant dans un ravin quatre wagons bondés de passagers.
Le président Denis Sassou a réuni un conseil des ministres extraordinaire, mardi dernier, à Brazzaville. « Il ressort des fait que la locomotive roulait de manière quelque peu excessive ; c’est la vitesse qui serait donc à l’origine de ce déraillement », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiemy.
Le chef de l’Etat congolais « a immédiatement appelé à la solidarité nationale ; il aussi appelé le gouvernement à ses responsabilités en lui demandant de prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’il y ait une reconnaissance des morts, pour qu’il y ait un soutien aux familles », a déclaré M. Okiemy. Le président Sassou Nguesso, a-t-il révélé, a demandé que l’Etat prenne en charge les frais d’inhumation des victimes de cette tragédie.
Héritage de la colonisation française, le « CFCO », dont la construction a coûté la vie à de « nombreux Africains », est la principale voie d'échange qui relie Brazzaville et Pointe-Noire sur 510 kilomètres.
En septembre 1991, sur la même ligne, une « collision » à Mvoungouti, près de Dolisie, entre un train de passagers et un train de marchandises avait fait 100 morts et 300 blessés. C'est, à ce jour, le plus grave accident ferroviaire du pays.
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Mis à jour (Mardi, 29 Juin 2010 16:53)






















