Ondjani Mangbama, chef militaire des insurgés « Enyélés » en « RDC », serait actuellement détenu par les services de sécurité du gouvernement de Denis Sassou Nguesso à Brazzaville, la capitale congolaise, rapporte aujourd’hui « RFI ». Enlevé début avril au Nord-Ouest de la « RDC », l’affaire est pourtant très peu médiatisée au « Congo-Brazzaville » pour des raisons inconnues. Kinshasa n’a pour l’instant pas demandé l’extradition du détenu.

 


Un hélicoptère de la « Monuc », à Dongo, dans la province de l'Equateur, en novembre 2009.


Le mystère persiste autour de l'affaire du chef militaire des insurgés « Enyelés », qui avait attaqué début avril, la ville de Mbandaka, dans le nord-ouest de la « République démocratique du Congo ». Ondjani Mangbama ressortissant de la province de l'Equateur en « République démocratique du Congo » se trouve en principe à Brazzaville sous le contrôle des « services de sécurité » du gouvernement de Sassou Nguesso. Le jeune rebelle qui reste invisible se trouvait la semaine dernière avec la plupart de ses hommes dans la région de « Likouala » au nord du « Congo Brazzaville », zone séparée de la « RDC » par le fleuve Oubangui.

Aucune source officielle à Brazzaville n'a pour l'instant communiqué sur l'arrestation ou la reddition du chef enyelé. Seule la radio nationale a annoncé qu'Ondjani Mangbama avait été transféré par vol spécial de « Likouala » à Brazzaville. L'information a été diffusée la semaine dernière dans une seule édition. Depuis plus rien.

La visite du ministre des Affaires étrangères lundi 10 mai 2010 à Kinshasa pour rencontrer le président Kabila n'a pas non plus été relayée par les medias. Selon « RFI », des consignes ont été données pour ne pas parler de l'affaire. Pour quelle raison ? Mystère !

Si la priorité pour les autorités de Brazzaville c'est de faire rentrer les dizaines de milliers de Congolais de « RDC » qui ont trouvé refuge sur son territoire pourquoi ne pas rendre public l'arrestation du chef des insurgés ? Cela pourrait inciter ces réfugiés à rentrer, d'autant que selon nos informations la plupart des lieutenants d'Ondjani se trouveraient aussi sous bonne garde au nord du Congo Brazzaville.

En fin de semaine, une réunion d'experts des deux gouvernements congolais doit se tenir pour aborder notamment cette question du retour des réfugiés en « RDC ».

Quant au sort du « jeune féticheur » de 25 ans qui a sème la mort et le désordre dans l'Equateur, Kinshasa n'aurait pas (en tous cas pour l'instant) réclamé qu'il lui soit livré. Il n'existe pas a priori de convention d'extradition entre les deux pays.

Mis à jour (Samedi, 15 Mai 2010 21:41)

 

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