L'« Union européenne » a promis lundi 19 décembre 2011 d'apporter plus de 150 milliards d'euros au « Fonds monétaire international » et a appelé le reste du monde à suivre l'exemple afin que l'« institution » puisse à son tour aider la « zone euro » à renforcer son « pare-feu » contre la « crise de la dette ».



Logo de l'« Union européenne ».


« L'+ Union européenne + apprécierait que les membres du + G20 (le forum des pays riches et émergents, ndlr) + ainsi que d'autres pays membres du + FMI + financièrement solides soutiennent les efforts visant à préserver la stabilité financière mondiale en contribuant à augmenter les ressources du + FMI + », a indiqué le président de l'« Eurogroupe », Jean-Claude Juncker, dans un communiqué. Le texte, publié à l'issue d'une réunion téléphonique des ministres des Finances de l'« UE », précise que les pays de la « zone euro » se sont mis d'accord lundi 19 décembre 2011 pour montrer l'exemple en fournissant 150 milliards d'euros au « Fonds monétaire international » « sous forme de prêts bilatéraux ». Or, si cet objectif est bien celui que l'« Union monétaire » s'était fixée lors du sommet européen des 08 et 09 décembre 2011, le but était de parvenir à un montant total de 200 milliards d'euros, en comptant des participations d'autres pays européens extérieurs à la « zone euro ».

Problème : la Grande-Bretagne, sollicitée à hauteur de 30 milliards d'euros, a campé lundi 19 décembre 2011 lors de la réunion sur son refus de délier les cordons de sa bourse dans l'immédiat. Londres ne veut pas abonder pour la seule « zone euro » et n'est prête à envisager une nouvelle contribution au « FMI » que dans le cadre d'un effort international très large incluant les pays du « G20 », qui s'y sont jusqu'ici montrés plus que réticents. « Le Royaume-Uni a toujours été prêt à envisager des ressources supplémentaires pour le + FMI + mais pour sa mission mondiale », autrement dit pas spécifiquement pour aider la « zone euro » à résoudre la crise de la dette, et « dans le cadre d'un accord global », a indiqué un porte-parole du gouvernement britannique dans un communiqué diffusé à Bruxelles.

Parmi les dix pays de l'« Union européenne » non membres de la la « zone euro », seuls quatre --la République tchèque, la Suède, le Danemark et la Pologne-- se sont fermement engagés lundi 19 décembre 2011 lors de la réunion téléphonique à mettre la main au portefeuille pour renforcer les ressources du « FMI ». Ce dernier dispose actuellement de quelque 250 milliards d'euros (330 milliards de dollars) de capacité de prêts. La Grande-Bretagne ne pouvait pas, pour des raisons de politique intérieure notamment, « accepter d'emblée de passer à la caisse parce que la + zone euro + a fixé un montant sans la consulter », a expliqué à l'« AFP » une source gouvernementale européenne, qui s'est dite « optimiste » sur le fait que Londres finira par participer car « c'est dans son intérêt » que la « zone euro » se tire d'affaire.

La contribution du « FMI » au « pare-feu » est d'autant plus cruciale pour la « zone euro » que le président de la « Banque centrale européenne », Mario Draghi, a averti que la « BCE » ne pouvait pas servir de pompier miracle, d'abord dans un long entretien publié dimanche par le « Financial Times », puis devant le « Parlement européen » lundi 16 décembre 2011, après-midi. Il a rappelé en outre que le financement des Etats par la« BCE » était « interdit », en réponse aux appels répétés lancés à l'« institut monétaire » pour qu'il soutienne plus activement les pays fragiles de l'« Union monétaire » via des achats massifs d'obligations sur les marchés. M. Draghi insiste pour que les gouvernements de la « zone euro » augmentent les ressources de leur propre mécanisme d'endiguement de la crise de la dette. Les ministres ont d'ailleurs également évoqué lors de leur réunion de lundi 19 décembre 2011 le « Mécanisme européen de stabilité (MES) », le dispositif appelé à entrer en vigueur mi-2012 et à remplacer définitivement un an plus tard l'actuel « Fonds de sauvetage temporaire de la zone euro (FESF) ». Le « MES », qui devrait atteindre progressivement une capacité de prêts de 500 milliards d'euros, doit être doté à cet effet d'un capital de départ de 80 milliards d'euros.

La réunion de lundi 19 déembre 2011 a permis de lever les inquiétudes exprimées par les Finlandais concernant la possibilité qu'au sein du « MES », certaines décisions soient prises à la majorité qualifiée de 85% pour le rendre plus efficace et réactif, selon la source gouvernementale interrogée par l'« AFP ». Une déclaration devrait préciser dans quelles conditions cette majorité s'appliquera. A l'image d'autres petits pays, la Finlande craignait d'être marginalisée. En revanche, les ministres n'ont pas abordé à quel rythme serait versé le capital de départ du « MES ». M. Juncker a plaidé pour un seul versement afin d'« éviter de donner une mauvaise impression aux marchés », mais l'Allemagne est favorable à plusieurs versements.

Mis à jour (Lundi, 19 Décembre 2011 22:36)

 

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