Cet ouvrage, extrêmement documenté, est difficile à résumer, et de nombreux détails ne pourront figurer dans ce travail, hélas ! L'étude de l'auteur est divisée en 5 parties et compte 638 pages. Mon résumé ne concerne que la première partie. Étant occupé à une révision « science-foi » du début de la « Genèse », j'ai particulièrement été intéressé par l'interprétation intitulée « Genèse » de cette première partie de son livre.

 

 


INTRODUCTION RÉSUMÉE DE L'AUTEUR :

 
Sujet sulfureux s'il en est ! Raconter cette histoire des relations des « Juifs » avec l'argent : « usuriers », « capitalistes », « banquiers », etc. etc., que n'a-t-on dit! Il faut donc faire revivre les grands événements de l'histoire, en dévoilant ma thèse à mesure du récit chronologique, en suivant comme guide le « Pentateuque ».
 
Les 5 grandes divisions du livre sont donc : « Genèse », « Exode », « Lévitique », « Nombres » et « Deutéronome » comme dans toutes nos Bibles.


GENÈSE (PAGES 1 - 85) :

Le « judaïsme » commence par un voyage, de la Création jusqu'au départ de Joseph en Égypte, de la « liberté » à l'« esclavage ». En 15 siècles, ce petit peuple a fait surgir une religion dont le tiers de l'humanité a fait le socle de sa croyance.
 
Le premier Ish, ou Adam n'est pas un«  hébreu »; il vit en Eden, ce pays du non-désir, puis, en mangeant le fruit défendu, il découvre la conscience de soi, le désir, et... le travail. Il devient un être matériel certes, mais va garder ce projet : réaliser le « Royaume de Dieu » sur la Terre.
 
Mais génération après génération tout dérape. Ses descendants oublient«  Dieu » et sont vite confrontés avec toutes les contraintes de l'économie. Caïn (qui signifie « acquérir » ou « jalouser ») devenu un criminel, est exilé par « Dieu », et bientôt tous les descendants d'Adam se pervertiront eux aussi.
 
Le Déluge refondateur permet à « Dieu » de choisir une autre stratégie : Il choisit un peuple qui sera dès lors son intermédiaire avec les hommes. Il servira d'exemple; c'est ce peuple « hébreu »qui deviendra le peuple « juif » 15 siècles plus tard. Les descendants de Noé, la tribu d'Ever, sont marchands caravaniers ou petits pasteurs en voie de sédentarisation. Un peu plus tard (vers -1730), la Mésopotamie devient le « royaume de Babylone ».
 
L'un de ces nomades, Térach, quitte Our en Chaldée et s'installe à Harran, en Assyrie hittite. L'un de ses fils Abram, né en 1812 (20 générations après Adam et 10 après Noé) quitte le clan, épouse Saraï, et reçoit l'ordre de fonder un nouveau peuple-prêtre. Abram doit apporter aux hommes le bonheur de « Dieu », par un  seul « Dieu » : « El » ou « ÉLOHIM » ou « YHWH »; quel bouleversement!
 
La terre de Canaan, où il arrive, est un pays riche, traversé par de nombreuses caravanes, mais morcelé en petites cités-états, sous la tutelle de l'Égypte (XIIe dynastie). Abram, devenu Abraham, reçoit 2 ordres de « Dieu » : multiplier, et être riche pour Le servir. Puis « Dieu » lui interdit le sacrifice humain : Il n'en a pas besoin, contrairement aux autres dieux environnants. La richesse devient alors le substitut de la violence. C'est par l'argent que le peuple juif dira désormais sa haine de la violence. Pour cela, Abraham achète une grotte à un Hittite, près d'Hébron, et y enterre sa femme Sarah. Il achète ce lieu comme un droit éternel... Abraham meurt à 175 ans, un siècle après son arrivée en Canaan; puis 2 générations (Isaac, puis Jacob) y vivent et progressent, et leur religion s'y précise. Ils deviennent très riches. Jacob, après un mystérieux combat avec un ange, répartit les terres conquises entre ses 12 fils, issus de ses 4 femmes.
 
Survient la famine en Canaan, et la famille de Jacob descend en Égypte, où les « Hyksos » ses amis, ont pris le pouvoir à Memphis, puis à Thèbes (vers -1660 environ). On ne trouve pas de traces historiques de Joseph, un fils de Jacob. Et pendant quelques siècles, jusque vers -1200, les « Hébreux » semblent heureux en Égypte, et y sont, avec les « Hyksos », une sorte de nation dans la nation, et ils exercent tous les métiers. Ils imitent les Égyptiens; ils sont organisés en 12 tribus issues des 12 fils de Jacob. La monnaie n'existe pas encore, et les échanges se font par troc, en particulier avec Canaan. Ils sont ainsi d'importants marchands et courtiers de l'empire égyptien.

Mais un nouveau roi s'élève en Égypte, et vers -1372, Aménophis IV prend le nom d'Akhénaton. Il élimine le clergé thébain, et choisit un « Dieu » universel « Aton »; le soleil est sa seule représentation. Ce « pharaon » meurt en -1347, et Toutankamon lui succède, qui rétablir le culte thébain. Divers « pharaons » dès lors s'acharnent contre les « hébreux » (dont Ramsès II, de -1294 à -1229).
 
Alors surgit Moïse - dont l'histoire ne dit mot! - un prince miraculeusement réchappé du massacre des nouveaux-nés « juif » - qui tue un Égyptien et doit s'enfuir au désert, où il reçoit la mission de faire sortir son peuple. Cela se fera à travers des prodiges qui vont établir la suprématie de « ÉLOHIM » sur l'économie : les 10 plaies qui attaquent tout le pays. Mais seule la mort de tous les premiers-nés des « Égyptiens » va permettre aux « Hébreux » de s'en aller, en emmenant avec eux de grandes richesses prises aux « Égyptiens », comme une compensation de leurs nombreuses années d'esclavage. Le départ eut lieu en -1212. Une stèle consacrée au « pharaon » Mineptah, fils et successeur de Ramnès II, confirme leur fuite à cette date.
 
De multiples règles sont établies par Moïse, mais le peuple n'en veut pas. Et dès que Moïse s'éloigne dans le Sinaï, il se coule une idole d'or, qu'anéantit Moïse en colère; il fait disparaître ainsi les restes des richesses conservées de l'Égypte, et l'élite du peuple « hébreu » rebelle - argent et sang -. Dès lors seule la « Loi » va devenir la colonne vertébrale du monde : le Décalogue au peuple maté. La tribu de Lévy a mission de faire respecter ces commandements. Et tous ceux qui ont connu autre chose en Égypte devront périr dans le désert... Au bout de 40 ans de cette déambulation sans fin, leurs avant-gardes atteignent enfin Canaan. Déjà ils critiquent ce pays où il faudra batailler et travailler pour gagner sa nourriture : recevoir la manne, c'était si confortable! Et Moïse meurt là, au seuil du pays promis.

Pour bien comprendre la pensée juive - son rapport avec la richesse - il faut remarquer que c'est depuis le Sinaï que ce peuple a mis au point les principes de la spéculation intellectuelle, qui ira jusqu'au discours scientifique, finalement. Cette capacité d'abstraction a été la première richesse du nomade. La langue hébraïque n'a pas de verbe « avoir ». La chose possédée ne se distingue pas de celui qui la possède; les objets vivent de la vie de leur possesseur. Le mot « argent » apparaît 350 fois dans l'« Ancien Testament ( = KSF, kossèf, qui signifie aussi + envie +) ». L'« argent » permet d'obtenir ce pour quoi on est prêt à tout - sauf le vol qui est interdit. Il a encore de nombreux autres sens, car la langue hébraïque permet d'introduire entre les consonnes n'importe quelle voyelle... Le peuple « juif » fait ainsi de la monnaie l'instrument unique et universel des échanges, tout comme il fait de son Dieu l'instrument unique et universel de la transcendance.
 
Pour la première fois, les « Hébreux » vont donc maintenant s'organiser en un pays doté d'un État... avec des impôts, un budget, une monnaie, et des règles de propriété; d'où une impressionnante éclosion de lois et les principes d'une économie de marché qui serviront de base aux lois de l'Occident pour 3 millénaires !
 
Aguerris par le désert, commandés par un chef impitoyable, Josué, les « Hébreux » marchent de conquête en conquête, avec à leur tête une Arche contenant leur loi, pour réclamer la terre que « Dieu » leur avait attribuée 5 siècles auparavant. Ils battent les « Philistins » (qui donneront plus tard le nom de Palestine à tout ce territoire), repoussent les « Hittites », et s'infiltrent parmi les « Cananéens ». Et Josué leur partage la terre conquise entre les 12 tribus. La population à cette époque, peut être estimée à environ 1 000 000 de personnes, et les quelques centaines de milliers d'« hébreux » conquérants en arrivent vite à adorer aussi les « Dieux » locaux, « Astarté » et « Baal », introduits par Babylone. Les anciens bergers, devenus guerriers-nomades, puis esclaves-terrassiers, se muent en paysans et créent des villages où ils deviennent aussi artisans, commerçant, bijoutiers... Entre « Hébreux » le prêt est sans intérêt. Pour la première fois (Juges 15:9) on parle de monnaie. Les tribunaux fixent les règles de la famille sédentaire : le fils aîné reçoit par exemple en héritage une part double, mais on peut racheter un droit d'aînesse. Le statut de la femme est amélioré, leur charge principale est l'éducation religieuse des enfants.

Après Josué, divers Juges élaborent la jurisprudence. Israël est une théocratie démocratique, mais ce statut va s'affaiblissant jusqu'à Samuel. Vers -1020, la situation devient critique; les envahisseurs « ammonites » à l'Est sont menaçants; les « Hébreux » demandent un roi capable de lever une armée; malgré les avertissements de leur juge qui les avertit du danger des droits autoritaires qu'aura un roi, ils élisent par acclamations, le beau Saül, un général efficace. Mais cela signifie que pendant un mois par an chacun devra fournir les biens nécessaires à la royauté ! Pendant 10 ans, celui-ci va repousser « Ammonites » et « Philistins », avant de mourir au combat avec ses 3 fils en -1010.
 
Un autre général célèbre, David - dont doit descendre selon la tradition le « Messie-Sauveur » lui succède. Administrateur hors pair, il construit l'État, avec comme capitale Jérusalem, où il aménage son palais construit en bois de cèdre du Liban. Il instaure une fiscalité, dirige la liturgie et compose de nombreux psaumes. Si David tire des tributs de ses conquêtes (fait habituel à l'époque) il ne cherche pas à agrandir le territoire d'Israël, et son petit pays reste fragile. Il meurt en -972, et son fils Salomon (après bien des querelles de famille) va régner 40 ans. Fastueux monarque au harem de 700 épouses et 300 concubines, Salomon lève de lourds impôts, fortifie les villes frontières, crée une école de fonctionnaires et construit le 1er « Temple » luxueux à Jérusalem.

La religion juive se précise, avec ses fêtes. L'inauguration du « Temple » est prestigieuse, avec d'innombrables sacrifices d'animaux, en présence des représentants de 70 nations devant lesquels il prie : « ... afin que tous les peuples de la Terre reconnaissent Ton Nom ... » (1 Rois 8:43). Tout don au « Temple » devient sacré; et il devient une chambre forte constituant la principale attraction du pays. Son parvis devient même le lieu de travail des peseurs de métaux précieux, puis des prêteurs d'argent...
 
On rédige aussi la « Torah ». Le « Tribunal Suprême (le Sanhédrin) » est composé de 71 juges qui précisent les conditions du bon fonctionnement du « Royaume ». De grands projets optimistes se développent. Il est recommandé de faire fortune . On est préservé du vol; on peut donc étudier, et surtout donner... mais on sait aussi que la fortune est précaire. L'intérêt est toujours interdit au sein de la communauté - car le prêt est une forme de solidarité entre frères, et non un simple commerce. Mais avec les autres peuples ces droits n'existent pas. Les prix sont libres, la concurrence les modelant naturellement. Et chacun doit éviter un travail contraint : ce serait retourner en Égypte ! C'est pour cela que les « Juifs » refuseront souvent d'appartenir à de grandes organisations et préféreront travailler à leur compte.
 
L'employé a droit à une protection contre les caprices de l'employeur; le « sabbat » interdit tout travail, même pour les esclaves et les animaux. Un esclave « hébreu » doit être libéré à la 7e année. Les autres - circoncis - prennent part aussi aux fêtes, et peuvent devenir hommes de confiance, et si des étrangers se convertissent, ils acquièrent tous les droits des « Hébreux ». Mais si la Loi prévoit cette société idéale, en pratique, la corruption due à la richesse fait bientôt des dégâts. A la mort de Salomon (-932), les inégalités se sont creusées, le luxe du « Temple » et du « Palais » sont détestés. Et le « royaume » implose.
 
Les 10 tribus du nord refusent de reconnaître le roi Roboam, et choisissent un émigré comme roi : Jéroboam. Le petit « royaume » du sud, autour de Jérusalem, devient le « Royaume » de Juda. Cette division aura des conséquences tragiques pour les « Hébreux ». Deux « royaumes », celui d'Israël - où les « Samaritains » opèrent rapidement un syncrétisme avec les religions environnantes - et celui de Juda qui restera plus longtemps « monothéiste ». La croissance économique est constante et nombre d'« Hébreux » émigrent maintenant. Le prophète Esaïe prévoit leur retour dans l'avenir...

Vers -750, à Ninive, le roi d'Assyrie attaque les 2 états, et en -721 son successeur fait du royaume du nord une province assyrienne, déporte 30 000 habitants vers Ninive, et les 10 tribus sont pour toujours dispersées et perdues. Le « royaume » de Juda lui résiste quelques temps encore; mais en -701, Senchérib en détruit 46 villes sous le roi Ezéchias, puis il meurt en - 699, sans achever sa conquête. Et en - 612, c'est Ninive qui tombe, et c'est Nabuchodonosor, roi de Babylone qui s'empare de Jérusalem, déportant des milliers de cadres « Juifs » avec le roi Jojakim. Puis, plus tard, c'est au tour du roi Sédécias dont il crève les yeux; le roi de Babylone rase le « Temple » de Jérusalem et emporte tous ses trésors...
 
Voici donc le premier « exil » des « Juifs », à Babylone. Mais la diaspora va s'organiser. Et de grands prophètes se lèvent : Jérémie, Ézéchiel, Daniel... Ils seront bientôt des centaines de milliers, les « hébreux » au service du roi. Là de nombreuses relations amicales et culturelles s'établissent avec les « Goyims (non-juifs) », et leur commerce est florissant. On enseigne les enfants en araméen et en « hébreu (la langue des prières) » et « Dieu » est respecté dans toutes ses exigences.
 
Et l'on prie pour le retour à Sion. Des poètes composent encore des psaumes, le livre de Job et des proverbes. Des tribunaux rassemblent des sages qui tranchent les litiges de la communauté. La doctrine économique, fondée sur 3 principes : « travail », « concurrence » et « solidarité », fait du travail une priorité absolue; même un rabbin doit travailler de ses mains. Et le « sabbat » est toujours respecté, même pour les animaux.
 
A cette époque (vers - 600), apparaît la première pièce de monnaie en Asie Mineure, et le roi « Lydien », Crésus, adopte le talent. Mais l'Empire perse, avec Cyrus II s'empare de Babylone et de la Grèce, et fait de la Judée une province perse. Il autorise un retour des « Juifs » et restitue même les trésors du Temple. Mais seule la moitié des « Juifs » rentrera au pays qui est très appauvri. Et les habitants du pays s'y opposent. En - 522 un officier, Darius - qui a épousé une fille de Cyrus - devient roi. Il réorganise l'Empire perse et nomme Zorobabel préfet de la Judée. C'est lui que les prophètes Aggée et Zacharie voudraient élire roi... en vain. Pourtant le nouveau « Temple » est inauguré le 3 mars - 515. Les offrandes affluent, des milliers de prêtres enrichissent le sanctuaire qui va redevenir un objet de convoitise pour les peuples du Proche-Orient. C'est le petit-fils de Darius, Artaxerxès, qui nomme le rabbin Néhémie gouverneur de Judée en - 445. C'est à cette époque que le prophète Esaïe parle du « Messie », comme du Serviteur souffrant.
 
Mais alors, la puissance économique bascule à nouveau, de la Perse à la Grèce... et c'est Alexandre le Grand qui va traverser Jérusalem en - 332, sous les vivats des « Juifs » ! Ensuite, il conquiert l'Égypte où il fonde Alexandrie. Et c'est de là surtout que va rayonner le judaïsme sur tout le monde grec, avec plus ou moins de succès. C'est aussi depuis cette époque, hélas, qu'on a fait le portrait du « Juif », « usurier », voire « meurtrier »... Le « Macédonien » Alexandre qui est allé jusqu'à l'Indus en grand conquérant, meurt à 33 ans, en - 323; son profil reste gravé sur des pièces de monnaie...
 
Et, naturellement, son empire est partagé entre ses généraux! C'est Ptolémée 1er qui va s'installer à Alexandrie en - 313. Il y édifie le phare et la fameuse bibliothèque, avec l'aide de lettrés et de banquiers « Juif » ! Cependant Séleucos s'installe à Séleucie (près de Babylone) pour un règne de 50 ans. C'est sous son règne que se sont distingués beaucoup de « Juif », et que se sont créés divers groupes religieux : « pharisiens », « sadducéens » et « esséniens ».
 
En - 301, la Judée passe aux mains de Ptolémée 1er qui va achever la reconstruction du « temple », tandis que son fils Philadelphe fait traduire la « Bible » en grec (sous le nom de «  Bible des 70 »). Et dès - 222 Ptolémée III va imposer désormais la langue grecque dans tout le pays, dont l'économie alors est florissante. Cependant c'est Rome qui gagne partout, et les « Juifs » se mettent à jouer un double jeu... En - 161, Judas Maccabée ose proclamer « l'état juif » indépendant; mais il est tué l'an suivant au nord de Jérusalem. C'est son frère Jonathan qui se fait nommer grand prêtre et chef de la « nation juive », pour être assassiné en - 143, et laisser régner son frère Simon, le 3e Maccabée.
 
Voici donc la « Royauté » revenue, et son fils Aristobule régnera peu de temps, diverses factions juives se disputant sur les livres sacrés à protéger. Un jeune « juif », Antipater, propose alors l'arbitrage de Pompée, qui entre à Jérusalem en - 63... 12 000 « Juifs » sont massacrés, et c'est la fin de la brève dynastie asmoréenne, et la soumission à l'empire romain. Cependant Jules César  en - 44 accorde à la Judée un statut privilégié, et autorise la pratique du judaïsme. Et en - 37 Hérode devient « roi des Juifs » sous l'Empereur Antoine. Administrateur brutal, il pressurera les « Juifs » de ses impôts. Lorsqu'en - 27 c'est Auguste qui prend le pouvoir à Rome, on compte 6 millions de « Juifs » dans tout l'Empire. Ils sont répartis dans toutes sortes de localités avec leurs « synagogues ». Ils sont « artisans » et « marchands », et « prêteurs » et « courtiers »...
 
En - 20 Hérode embellit le « Temple », et reçoit pour la Pâque (dit Flavius Josèphe) 3 millions de pèlerins venus de partout! Il fait arrêter un certain Jean qui immerge des pénitents dans le Jourdain. Puis apparaît un certain Joshua, né en - 4 à Bethléem, et élevé à Nazareth. C'est alors que le « christianisme » se répand parmi les « Juifs », et, après sa mort, dans tout l'empire romain par, entre autres, un certain Paul de Tarse. C'est à Antioche qu'on commence à appeler ces disciples de « Jésus » du nom de « christianoi », du mot « christos » ou « messie ».
 
Cependant, les procurateurs « romains » durcissent leur lutte contre les zélotes « juifs » dirigés par Judas le « Galiléen », auquel les « chrétiens » ne s'associent pas. Pour une question d'argent, en 66, sous Néron, un groupe de « zélotes » s'empare de la forteresse de Massada. La répression romaine est terrible contre les « Juifs » dans tout l'empire : 53 000 sont massacrés rien qu'à Alexandrie, un de leurs fiefs, où ils vivaient heureux depuis 3 siècles ! Et les « romains » assiègent Jérusalem, Titus prend le « Temple » et rafle toutes ses richesses. Le tiers des habitants est tué ( env. 1 million) et les plus valides restants sont emmenés en esclavage ou comme gladiateurs à Rome. Enfin Massada est prise en avril 73, après le suicide collectif de sa garnison, qui a résisté 3 ans.
 
La « Genèse » historique, comme la « Genèse » biblique s'achève dans l'exil.


NOTE :

« Les Juifs, le monde et l'argent »
Auteur : Jacques Attali
Fayard, Paris,
Edition : 2002
640 pages



Lire, également, dans la même rubrique, l'article suivant :

>>
  JACQUES ATTALI : LES JUIFS, LE MONDE ET L'ARGENT, HISTOIRE DE L'ÉCONOMIE JUIVE.

Mis à jour (Dimanche, 26 Septembre 2010 22:39)

 

Vous ne pouvez pas laisser de messages sans être enregistré.