Après l'article de « Mediapart » ce week-end qui disait apporter la preuve que la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy avait été en parti financée par le régime libyen, les « Inrocks » s'apprêtent à publier la preuve que Nicolas Sarkozy a accepté de fournir une centrale atomique à Mouammar Kadhafi en échange de la libération des infirmières bulgares. Source : « RTBF.be ».

Les beaux vieux temps : Le président français Nicolas Sarkozy (gauche) et son homologue libyen, le colonel Kadhafi (droite).
Les « Inrocks » disent avoir eu accès à des documents diplomatiques confidentiels qui révèlent l'accord passé entre Nicolas Sarkozy et le dirigeant libyen de l'époque, Mouammar Kadhafi, qui a été renversé par des rebelles aidés d'une coalition internationale dont faisait partie la France. L'article complet paraîtra mercredi 02 mai 2012. Mais l'hebdomadaire révèle déjà quelques éléments.
Après quelques négociations, il semble que la France ait accepté de signer un accord militaire et « mémorandum d'entente nucléaire », selon lequel, notamment, la France promet la livraison d'une centrale atomique à la Libye ainsi que d'armes.
« Préféré à un + accord +, le + mémorandum + permet à la diplomatie française de contourner les accords internationaux en matière de non-prolifération. Mais Paris pose une condition à l’entente nucléaire. Il faut d’abord que Kadhafi libère les infirmières bulgares », précise les « Inrocks ».
Le lendemain de la libération des infirmières, le 24 juillet 2007, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner se serait donc rendu en Libye pour signer les documents.
De nouvelles révélations qui devraient peser très lourdement sur la campagne de Nicolas Sarkozy qui joue son poste de Président dans moins d'une semaine ...
Lire également, l'article suivant :
>> SARKOZY / KADHAFI : LA PREUVE DE FINANCEMENT DE LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE 2007.
| < Préc | Suivant > |
|---|
Mis à jour (Lundi, 30 Avril 2012 23:05)






















Commentaires
:
Le « parquet de Paris » a ouvert lundi 30 avril 2012 une enquête après une plainte de Nicolas Sarkozy contre « Mediapart » pour la publication d'une note qu'il a qualifiée de « faux » et concernant un supposé financement libyen de sa campagne de 2007.
La plainte de M. Sarkozy, déposée en toute fin d'après-midi, vise le site « Mediapart », son directeur de la publication Edwy Plenel ainsi que les journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske, qui ont cosigné samedi 28 avril 2012 un article sur un supposé projet de financement libyen de la campagne de M. Sarkozy en 2007, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. L'enquête, ouverte pour « faux et usage de faux », « recel de ce délit » et « publication de fausses nouvelles », a été confiée au directeur régional de la police judiciaire.
La note publiée par « Mediapart » est présentée comme signée par Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs libyens vivant en exil à Doha, qui l'a qualifiée dimanche de « faux ». Selon ce document, le régime libyen aurait accepté en 2006 de financer pour « 50 millions d'euros » la campagne de Sarkozy. La note était selon « Mediapart » destinée à un ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, dont la situation restait lundi 30 avril 2012 mystérieuse.
Quand Sarkozy rencontrait Bachir Saleh, l'intermédiaire de Kadhafi mis en cause dans les documents de Mediapart
Ce dernier, qui serait recherché par Tripoli via Interpol et, selon l'un de ses avocats, se trouve en France, a démenti dimanche 29 avril 2012 avoir reçu cette note.
Lundi 30 avril 2012, François Fillon a assuré qu'il n'y avait « aucune trace d'un + mandat international + » contre cet ex-dignitaire libyen visé par « une notice rouge » d'« Interpol » pour fraude. La notice rouge d'« Interpol » mentionne un autre nom, Bashir Al-Shrkawi, dont les photos consultables sur internet ont été identifiées par l'AFP à Tripoli comme étant celles de Bachir Saleh. L'un de ses avocats, Me Marcel Ceccaldi, a confirmé qu'il s'agissait du même homme. Le ministre de la Justice, Michel Mercier, a indiqué lundi soir à l'AFP que des « vérifications » étaient en cours afin « d'identifier la personne réellement recherchée par les autorités libyennes ».
Les « notices rouges » sont un moyen par lequel Interpol informe ses pays membres d'une demande d'arrestation et d'extradition, chaque Etat étant libre d'interpeller ou non la personne recherchée - après « diverses vérifications », a souligné Michel Mercier. M. Fillon a également affirmé que l'ex-dignitaire libyen avait un « passeport diplomatique du Niger » et était à ce titre « protégé par l'immunité diplomatique ». Mais le ministère nigérien des Affaires étrangères a précisé à l'AFP que M. Saleh n'avait plus ce passeport, qu'il avait décidé de restituer. Sollicité sur le statut de M. Saleh, le ministère français de l'Intérieur n'a pas répondu.
Les accusations véhiculées par « Mediapart » rappellent celles qu'avait lancées en mars 2011 le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam, qui avait affirmé à Euronews que la Libye avait financé la campagne de M. Sarkozy en 2007. « Nous déposerons plainte contre + Mediapart + », avait prévenu Nicolas Sarkozy lundi matin sur « France 2 », qualifiant la note de « faux grossier ».
« Mediapart » « attend avec sérénité un éventuel procès », a répliqué M. Plenel.