Il n`entend pas capituler et tente, tant bien que mal, de desserrer l`étau. Au plan financier comme au plan diplomatique, Laurent Gbagbo, président investi par le « Conseil constitutionnel », mais contesté par une grande partie de la « communauté internationale », essaie d`avoir le bras long pour plaider sa cause auprès des instances internationales de décisions.

Le président ivoirien Laurent Gbagbo.
Face à l`asphyxie économique qui menace de plus en plus son régime, Laurent Gbagbo ne reste pas les bras croisés. Pour l`« Union européenne (Ue) », l`une des structures très actives dans les sanctions contre son régime, Gbagbo aurait son défenseur. Il se serait en effet attaché les services de l`avocat congolais, Jean-Charles Tchicaya, spécialiste des sanctions européennes, pour défaire son camp des diverses restrictions économiques auxquelles il fait face.
Selon La « Lettre du Continent », l`avocat congolais travaillerait actuellement à l`annulation des sanctions imposées par l'« Ue » contre les personnalités proches de Gbagbo, au nombre de 90, ainsi que les structures qui soutiennent son régime. Cela devrait permettre au président proclamé par le « Conseil constitutionnel » d`avoir beaucoup plus de souffle pour contrer les assauts de son rival Alassane Ouattara. Le candidat déclaré élu par la « Cei », bénéficie d`un soutien fort de la communauté internationale, dont il déroule la machine contre le régime Gbagbo. Le choix de l`avocat Tchicaya dans ce combat n`est pas un fait du hasard. Il est l`ami de Me Jacques Verges, un autre avocat de renommée internationale, qui defend les positions de Laurent Gbagbo dans la crise post-électorale.
Me Tchicaya, selon la « LC », est un spécialiste qui a déjà remporté des victoires face aux sanctions de l'« Union européenne ». En fin 2010, il a obtenu la levée des interdictions de l`« Ue » à l`encontre de plusieurs personnalités guinéennes liées à l`ancien chef de l`Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara. L'avocat congolais devrait réussir le même pari avec les pro-Gbagbo qui ont été frappés par l'organisation européenne.
Au plan diplomatique et politique, révèle toujours la « LC », une autre personnalité étrangère serait à l`œuvre pour le compte du locataire du palais d`Abidjan. Il s`agit de Anne-Marie Lizin, ex-présidente du Sénat belge et ex-eurodéputé du parti socialiste belge. Cette dernière ne manque pas d`occasion pour défendre l`idée d`un recomptage des voix émise par Laurent Gbagbo comme solution à la crise post-électorale. Le 26 janvier 2011 à Paris, participant à une conférence de l'« Institut de stratégie européenne » sur le thème « la Côte d`Ivoire : quelles solutions ? », Anne-Marie Lizin a encore porté la voix de Laurent Gbagbo. Sur cette lancée, elle aurait sévèrement critiqué le rapport final de la mission d`observation de l'« Union européenne » conduite par Christian Preda, en Côte d`Ivoire pendant le second tour de l`élection présidentielle.
Elle reproche à cette mission d`avoir observé un nombre insuffisant de bureaux de vote, et donc d`avoir produit un rapport erronné. L`avocat Tchicaya et le député Lizin parviendront-ils à freiner les ardeurs européennes contre le régime Gbagbo, non reconnu par une grande partie de la communauté internationale ? Ils sembleraient qu`ils sont encore à l`oeuvre. Mais en attendant, le constat c`est que l'« Union européenne » corse davantage ses mesures contre Laurent Gbagbo et ses partisans.
Le monde bancaire commence à ressentir les effets des sanctions européennes. Des banques, notamment la « Bicici », « Citibank », la « Standard Chartered Bank » ont fermé face aux pressions économiques. Dans le domaine de la filière café cacao, les producteurs grognent face à l`interdiction des exportations et accusent l'« Union européenne » d`agir en « bourreau des paysans ».
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Mis à jour (Vendredi, 18 Février 2011 20:08)






















