Le mauvais procès fait à Dieudonné nous a donné l’occasion de relire le gros ouvrage de Jacques Attali « Les Juifs, le monde et l’argent », parfaitement documenté, paru en 2002 chez « Fayard », un éditeur de renom du groupe « Hachette-Lagardère ».




L'étoile de David 


JUIFS ET LE COMMERCE TRIANGULAIRE

On sait que ce livre fut assez mal accueilli par les « dirigeants » de la communauté qui lui reprochaient, outre son contenu révélateur, un titre qu’ils jugeaient malveillant, à tout le moins « dangereux » – dans une période où l’Argent triomphait dans le cadre d’une « mondialisation » accélérée. Attali, en effet, faisait un constat : les « Juifs tenaient leur émancipation du + capitalisme +, et non du + socialisme + », et l’inventeur de l’« antisémitisme moderne » était bien, selon lui, Karl Marx, ce « juif allemand » qui avait qualifié le judaïsme « religion de l’argent » et appelé les « Juifs » à y renoncer ! Mais ce n’est pas tout.

Peu après la parution de ce livre, certains s’en prenaient à l’humoriste Dieudonné parce qu’il avait eu le front de souligner que des « Juifs » avaient participé au « commerce triangulaire », et que celui-ci était, pour une bonne part, à l’origine de la prospérité occidentale. On cria au « scandale » !

Ce méchant Noir versait dans un « antisémitisme » obsessionnel… Et pourtant, que nous apprend Jacques Attali dans « Les Juifs, le monde et l’argent » ?


EXEMPLE :

(page 314) :  « En 1648, sur les douze mille habitants européens du Brésil hollandais, on dénombre mille quatre cent cinquante + juifs +, presque tous installés à Recife. Certains d’entre eux, raffineurs de sucre, ou courtiers, acquièrent de grandes plantations de canne dans la vallée de Pernambouc. D’autres jouent un rôle significatif dans le commerce des esclaves qu’ils achètent aux bateaux de la Compagnie des Indes pour les revendre à crédit aux planteurs, à un prix très élevé, moyennant de surcroît un intérêt de 3 à 4% par mois, payable à la récolte de la canne. Leurs profits sont parfois de 300% par tête. Ils jouent un tel rôle sur ce marché que les enchères aux esclaves n’ont pas lieu les jours de fêtes juives. En 1648, le gouverneur de Recife, Adriaen Lems, écrit à la Compagnie des Indes : + Les non-juifs + ne peuvent prospérer, parce que les + Nègres + sont vendus trop cher et avec un intérêt trop élevé ».

(Page 310) :  « Le 29 avril 1638, une fois les Hollandais installés à Recife, après moult querelles et autant de faillites, le gouvernement des Pays-Bas réduit le commerce de la + Compagnie des Indes occidentales + au seul commerce de matériel de guerre, de bois de teinture et surtout d’esclaves (branche qui lui rapporte 240% de profit net par tête). Le rôle des armateurs + juifs + y devient si significatif qu’en 1652 la principale source de revenus de la communauté d’Amsterdam est la taxe qu’elle prélève sur les revenus des parts juives au sein de la Compagnie ».

Je ne pense pas qu’Attali ait inventé tout cela !

Président à Londres de la « BERD (banque européenne pour la reconstruction et le développement – des pays de l’EST) » il a eu tout loisir de réfléchir au développement du « capitalisme »… apparu précisément en Angleterre à la fin du 18e siècle, dans le sillage de l’immense empire britannique où prospéra, entre autres, le juteux « commerce triangulaire ».

Un « capitalisme » qui attira tout naturellement les « Juifs (financiers) » du « continent (ashkénazes) » et ceux de la « Méditerranée (séfarades) ».

Plus tard, on le sait, c’est la finance juive (notamment Rothschild) qui va aider l’Angleterre à résister à Napoléon, en finançant les nombreuses coalitions qui viendront à bout de l’Empereur des Français. Cet épisode est très important parce que c’est au cours des guerres menées contre Napoléon que l’Angleterre va découvrir l’exceptionnelle puissance juive.
(…)


NOMS DES PROPRIÉTAIRES DES NAVIRES (15ÈME - 19ÈME SIÈCLE) :

Qui sont les « négriers » qui amènent les esclaves noirs en Amérique du 15ème au 19ème siècle ? L'information ci-dessous se trouve documentée dans les 4 volumes de Elizabeth Donnan. Ils peuvent être trouvés à la « Librairie Nationale de Washington (National Library Washington, D.C.) » et à la Librairie de l'« Institut Technologique de Carnegie à Pittsburg (Carnegie Institute of Technology Library, Pittsburgh, PA.) ».

Voici ci-dessous, la liste des marchands et des bateaux juifs d'« esclaves » et l'« Holocauste négrier » :

- « Le navire Abigail » - Aaron Lopez, Moses Levy et Jacob Franks

- « Le navire Crown » - Isaac Levy and Natham Simpson

- « Le navire Nassau » - Moses Levy

- « Le navire Four Sisters » - Moses Levy

- « Le navire Anne and Eliza » - Justus Bosch et John Adams

- « Le navire Prudent Betty » - Henry Cruger et Jacob Phoenix

- « Le navire Hester » - Mordecai et Davdi Gomez

- « Le navire Elizabeth » - Mordecai et Davdi Gomez

- « Le navire Antigua » - Natham Marston et Abram Lyell

- « Le navire Betsy » - William De Woolf

- « Le navire Polly » - James De Woolf

- « Le navire White Horse » - Jan de Sweevts

- « Le navire Expedition » - John et Jacob Roosevelt

- « Le navire Charlotte » - Moses et Sam Levy ; Jacob Franks

- « Le navire Caracoa » - Moses et Sam Levy


NOTE :

Cette Liste (ci-dessus) est non exhaustive.



Lire, également, dans la même rubrique, les 2 articles suivants :


>> 
JACQUES ATTALI : LES JUIFS, LE MONDE ET L'ARGENT, HISTOIRE DE LA GENÈSE BIBLIQUE.

>>  JACQUES ATTALI : LES JUIFS, LE MONDE ET L'ARGENT, HISTOIRE DE L'ÉCONOMIE JUIVE.

Mis à jour (Jeudi, 30 Septembre 2010 16:43)

 

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