Une étape clé de la réalisation de la route « Ouesso-Sangmélima » a été franchie. Le protocole d'entente signé lundi entre le ministre de l'Economie, de la planification et de l'Aménagement du Territoire (Minepat), Louis Paul Motaze et le ministre de l'Equipement et des Travaux publics de la République du Congo, Emile Ouosso, a lancé le processus d'aménagement de la transafricaine. Par Josiane Tchakounte.





Logo de la « CEMAC ».


En effet, cette signature constituait l'une des conditions préalables au premier décaissement pour le démarrage effectif des travaux sur ce tronçon qui facilitera le transport sur le corridor « Brazzaville-Yaoundé ». Désormais, il ne reste plus que l'achèvement du processus d'expropriation en cours, pour le démarrage définitif des travaux. Le Cameroun a déjà rempli les conditions nécessaires : « L'objectif de ce protocole est de faire de cette route un véritable outil de développement et d'intégration », a déclaré Louis Paul Motaze, lors de son allocution.

Il sera question pour les deux pays impliqués, de réaliser les études et les travaux relatifs à la construction et à l'équipement du poste de contrôle unique et frontalier. Pour les deux pays, il faudra définir et mettre en oeuvre un plan d'action commun de protection du patrimoine routier et de sécurité routière ; prendre des mesures nécessaires pour harmoniser les cadres législatifs et réglementaires ; assurer le suivi et la mise en oeuvre du projet à travers un comité technique mixte et mobiliser les financements nécessaires pour mener le dit- projet à terme.

Pour le Congo, Emile Ouosso a affirmé que tout était mis en ouvre dans son pays pour assurer la bonne marche du projet. « Les expropriations sont faites pour emmener la route jusqu'à la frontière. Ce corridor est important parce que nous avons une grande partie du territoire dont l'approvisionnement et les exportations ne peuvent se faire que par les pays qui ont un débouché sur l'Atlantique », a-t-il déclaré.


URBANISATION / FINANCE :

Le coût du projet pour le Cameroun ( hors indemnisations, taxes et frais douaniers) est estimé à 50,136 Milliards de FCFA supporté à hauteur de 5 milliards par le gouvernement et un prêt du « FAD » de l'ordre de 45,2 milliards. La « CEEAC » est également partenaire de ce grand projet d'intégration des économies de l'Afrique centrale.

Le Congo est déjà connecté avec l'Angola par voie routière. Le ministre de l'Equipement et des Travaux publics a annoncé la construction d'un grand pont entre Brazzaville et Kinshasa pour connecter les réseaux bitumés mais aussi les voies ferrées. Tous ces actes faciliteront la libre circulation des biens et des personnes, principal combat mené actuellement les chefs d'Etats d'Afrique centrale.

Mis à jour (Mercredi, 16 Juin 2010 19:32)

 

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