Un « panel international » dirigé par Kofi Annan a estimé mardi en « Afrique du Sud » que le sous-développement de l'Afrique dépendait plus de l'absence de volonté de ses dirigeants que d'un problème de ressources. La « corruption » et la « fuite des capitaux » sont aussi pointées du doigt par ce comité qui comprend aussi l'ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo et le directeur de « Transparency International ».

Des dirigeants africains à un sommet de l'« O.N.U. » en 2009.
« Ce n'est pas le manque de ressources, ni le départ des diplômés ou l'insuffisance de projets, qui font problème », a déclaré l'ancien « secrétaire-général », Kofi Annan en présentant le rapport.
Le groupe reprend des constats faits dans le passé par d'autres institutions quand il écrit par exemple que 'les Africains au-delà du cercle des élites, ne bénéficient pas « des vastes ressources » du continent.
En cause, une forte corruption dont les membres du « panel » citent en illustration un rapport de « Global Financial Integrity ».
L'« O.N.G. » dont le siège est aux « Etats-Unis » estime ainsi entre 37 et 53 milliards de dollars, l'ensemble des « transferts d'argent » d'origine douteuse, de l'« Afrique » vers les autres continents, rien que pour l'année 2008.
Depuis 1970, ces sommes - toujours d'après l'« O. N. G. » sont trois plus importantes que l'ensemble des dons et aides que le continent a reçu des pays développés dans la même période.
Ces milliers de milliards de dollars qui ont quitté l'« Afrique », précise « Global Financial Integrity », proviennent des « détournements de fonds, de corruption, de la fraude fiscale ou encore de 'blanchiment d'argent ».
Il suffirait donc à l'« Afrique » « de réduire de moitié ces flux financiers pour résoudre tous ses problèmes de financements » a déclaré Kofi Annan devant la presse à Johannesburg.
C'est vrai que plusieurs dirigeants africains ont fait par le passé ou font toujours l'objet d'enquêtes ou de poursuites sur l'origine de leurs fortunes colossales qu'ils possèderaient à l'étranger.
Les présidents Paul Biya du « Cameroun », l'« équato-guinéen » Obiang Nguema, le Congolais Sassou-Nguesso ou encore feu Omar Bongo du Gabon ont dû se défendre contre des procédures engagées par l'« O.N.G. » « Transparence internationale France » dans l'affaire des « biens » dits « mal acquis ».
En « Grande-Bretagne », les biens d'un ancien gouverneur d'un des « états de la Fédération nigériane » ont été récemment saisis.
Outre Kofi Annan qui le préside, le « Panel » sur le Progrès de l'« Afrique » comprend entre autre le président de « Transparency International » Peter Eigen ou encore l'ancien président Obasanjo du « Nigeria », dont une des filles fait l'objet d'enquêtes dans son pays pour détournements sous le règne de son père.
Le « Groupe » avait été crée en 2007 pour veiller au respect des promesses d'aides faites par les pays développés notamment les membres du « G7 », le « Groupe » des pays les plus industrialisés.
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Mis à jour (Mercredi, 26 Mai 2010 12:51)




















