Une enquête a été ouverte par le « parquet de Grasse » sur Dominique Strauss-Kahn, en sa qualité d'ex-directeur du « FMI », sur des soupçons de « malversations » autour de l'annulation de la dette du Congo en 2010, aux dépens d'un entrepreneur cannois ayant porté plainte. Source : « Nord éclair.fr ».

Dominique Strauss-Kahn a été visé par une enquête en tant qu'ex-patron du « FMI », Photo datant l'ors d'une conférence de presse au « FMI », en avril 2011.
Après les affaires du « Sofitel » et du « Carlton », Dominique Strauss-Kahn est désormais visé en sa qualité d'ex-patron du « FMI » par une enquête concernant l'annulation de la dette du Congo en 2010. La procédure a été ouverte le 25 mai 2012 pour « faux et usage de faux » et « falsification de certificats », a précisé hier une source judiciaire, confirmant des informations du journal « Nice-Matin », sans en dire davantage sur ce qui pourrait éventuellement être reproché à l'ancien chef du « FMI ».
Serge Berrebi, qui se bat depuis 25 ans pour recouvrer des millions d'euros après avoir été « spolié » d'une entreprise au Congo, avait déposé plainte le 21 octobre 2011 auprès du « parquet de Paris », qui s'est dessaisi le 06 décembre 2011 au profit de celui de « Grasse ». La « PJ niçoise », chargée de l'enquête, l'a entendu le 11 juillet 2012.
L'affaire touche aux conditions dans lesquelles la dette du Congo fut effacée en 2010 dans le cadre de l'initiative en faveur des « pays pauvres très endettés (PPTE) » du « Fonds monétaire international (FMI) » et de la « Banque mondiale ».
« COMPLAISANCE À L'ÉGARD DU POUVOIR CONGOLAIS »
Une des conditions de cet effacement était que l'État africain règle, au préalable, des dettes commerciales privées, dont celle du plaignant. Or, selon lui, des documents falsifiés au « FMI » auraient conduit à ce que sa créance passe à la trappe. Selon une source proche du dossier, « on soupçonne une complaisance à l'égard du pouvoir congolais. Il y a des anomalies pour lesquelles il n'y a jamais eu d'explication de fournie ». « À partir de là, toutes les hypothèses sont ouvertes. Mais le dossier pose un problème d'imputabilité. Le directeur du + FMI + a une immunité, qui ne couvre pas tous les agents et décideurs de l'institution ». Le « FMI » a répondu qu'il n'était pas au courant et allait consulter son service juridique.
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Mis à jour (Samedi, 18 Août 2012 21:07)





















